dimanche 7 octobre 2007

Etat des lieux

Je m'appelle Laura, je mesure un mètre soixante-cinq pour pas (assez) loin de cinquante-cinq kilos, j'ai à peu près deux centimètres de noir sous les yeux, cinq millimètres de cale sur les doigts qui écrivent, quatre ou cinq mètres cube de nuages noirs au dessus de la tête, quinze centimètres de cours à trier, huit kilomètres de devoirs sur mon agenda à stabilotter comme "finis", six points dans la vue au premier DS de maths, quarante tirets de "choses à améliorer de toute urgence", et un mètre quatre-vingt-trois d'amoureux. Ça fait un peu haut, mais c'est cool, je vous assure.
Je suis en terminale S et je m'éclate.
Depuis la semaine suivant celle de la rentrée je n'ai pas mis un pied en dehors de chez moi sauf pour aller au lycée six jours sur sept, à la danse deux jours sur sept, et à une soirée (19h-minuit) un samedi soir. J'insiste : pas sortie de la maison.
Je partage mon temps libre entre les devoirs (c'est marrant, ça fait deux week-ends de suite que je compte six DM et DS, alors que je n'ai que neuf matières en tout !) et le sus-cité jeune homme. Ma vie sociale se rapproche du concept de la peau de chagrin.
Malgré celà, mes notes laissent à désirer (mon objectif n'étant pas de "sauver les meubles" mais plutôt de "m'en tirer avec les honneurs").
Donc non, ça ne va pas. Pas du tout. Je me suis pris mes limites en pleine tronche et il va falloir que je m'acharne à les repousser millimètre par millimètre pendant toutes les années à venir jusqu'à ce que je sorte de quelque part avec un papier qui me donne le droit de faire un truc cool pour le reste de ma vie.
La solution (tout à fait inenvisageable pour l'instant) serait de cesser de m'enquérir du niveau des autres (enfin du niveau que je leur attribue) et d'assurer mon bac tranquillement dans mon coin, c'est à dire de ne pas trop me fouler. Mais non. Unmöglich.

En conclusion : je ne peux simplement pas blairer cette journée et demi qu'ils osent appeler week-end et qui n'est ni plus ni moins qu'un prétexte inespéré à assomer le pauvre tas de lycéens que nous sommes à grands coups de choses qui commencent par un D, en vertu de l'absence d'obligation de passer huit heures quotidiennes au bahut.

Posté par LauraM à 21:46 - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Etat des lieux

    A part "Unmöglich", j'ai tout compris et je te rejoins au mot près.

    Posté par Chloé, mardi 23 octobre 2007 à 09:25 | | Répondre
  • Courage...

    Courage ma Laurinette... je sais que quand y'en a plus, y'en a encore, mais un jour on finira bien par la boucler, cette liste de devoirs, non ??? Un jour, ce sera fini, la liste, elle sera toute verte ! ou toute jaune, ou toute bleue, ou toute orange, ou... Bref. là n'est pas la question.
    Un jour, tu en verras le bout.
    Et puis courage; pense à l'endroit où nous serons dans tout juste 3 x 24 heures, c'est à dire... (mes talents de ES en maths laissent à désirer)... 72 heures !!!!! youpiiiiiiii !!!!! Vive la vie, vive Mika, vivent les poteaux, vive la série S, vive la série ES, vive les L aussi dans leur coin, et accessoirement, en bonus, vivent les z'amoureux !!!!!! Et surtout : vive Mika ! (l'aurais-je déjà dit???)

    Posté par Lilinette, mardi 9 octobre 2007 à 18:59 | | Répondre
  • Courage aussi...

    Au risque de paraître lourd, je persiste et signe : la patate et le style dont tu fais preuve à chaque nouveau message devrait instantanément et irrémédiablement te précipiter dans une filière littéraire, histoire que ta plume puisse donner sa pleine mesure et même t'apporter ton pain quotidien à longue échéance...(Journaliste ? Chroniqueuse ? Humoriste ?). Voilà.

    Ceci dit, les minéraux et la chimie, c'est pas mal non plus... Si si, quelque part, ça doit être cool... Vraiment...

    Posté par lemachinchose, vendredi 12 octobre 2007 à 23:55 | | Répondre
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